Quels supports de publicité sont autorisés pour le dentiste et le chirurgien-dentiste ?

Sous certaines conditions, le dentiste et le chirurgien-dentiste peuvent user d’outils de communication. Cette capacité est réglementée par un décret du code de la santé publique. Les articles codifiant les publicités médicales régissent tous les professionnels de santé. Les dispositions introduites par les nouvelles organisations réduisent les restrictions applicables aux chirurgiens-dentistes. De la plaque professionnelle aux solutions du web, qu’est-ce que ces professions libérales peuvent se permettre ? Explications.

De nouvelles dispositions pour les plaques professionnelles

Les révisions de l’article R. 4127-218 touchent aux requis concernant la plaque dentiste – Chirurgien dentiste. Les nouvelles dispositions autorisent l’apposition d’une signalétique intermédiaire entre l’entrée de la copropriété et celle du cabinet. Cette autorisation vaut lorsque l’agencement de l’immeuble l’impose. En plus de son nom et de sa dénomination, le chirurgien-dentiste peut y faire figurer son contact téléphonique. Il doit également y renseigner les jours et les heures de consultation.

Selon la loi, les plaques professionnelles doivent renseigner sur la spécialisation du medecin dentiste. Elles signalent aussi son affiliation à des assurances maladie. Les informations mentionnées seront conformes aux règles de qualification. Elles doivent ainsi correspondre aux qualifications sous lesquelles le professionnel est enregistré auprès du Conseil national de l’ordre.

SI elle est autorisée, l’apposition de plaque laiton intermédiaire doit être discrète. Les indications doivent être présentées sur un support adéquat, conformément aux recommandations de la copropriété. Le chirurgien-dentiste tiendra compte des recommandations du Conseil national de l’ordre. La première version de l’article limitait la liste des mentions autorisées. Les récentes mises à jour suppriment les limitations. Une décision qui permet aujourd’hui au dentiste et au chirurgien-dentiste de choisir les informations qu’il désire apposer.

Les SMS et la newsletter, simples et pertinents

Malgré les alternatives numériques, les SMS restent un moyen de communication privilégié du corps médical. Le choix du texte offre une alternative simple et accessible à tous les budgets. Le SMS est à privilégier pour personnaliser l’échange,

La newsletter reste indispensable pour renseigner sur les nouvelles marquantes du cabinet. L’e-mail de notification peut être mis à profit pour confirmer des rendez-vous. Plus pratique que le SMS, son envoi peut être automatisé. L’e-mail de notification est géré par des outils numériques ou des prestataires extérieurs. Les solutions adoptées seront synchronisées à votre logiciel de gestion en interne.

L’un comme l’autre permet de suivre le niveau d’engagement qui suit la campagne de communication. Le chirurgien-dentiste pourra choisir à quel moment et à quelle finalité les envoyer. Ces supports de publicités permettent, par exemple, de rappeler un rendez-vous. Bien qu’accessibles, ces envois restent codifiés.

Le chirurgien-dentiste doit avoir le consentement écrit des patients qui souhaitent recevoir des SMS ou des courriels. Il s’engage également à ne pas mentionner ou user d’informations sensibles. Ces échanges n’étant pas sécurisés, sa déontologie ne lui permet pas de divulguer des informations délicates par ce moyen.

Qu’est-ce qui est autorisé sur un site web ?

Selon l’article R. 4127-215-1, un chirurgien-dentiste peut communiquer à travers un site internet. Ce moyen de communication pourra être utilisé pour partager des informations relatives à son activité. Le contenu du site ne doit pas influencer le choix du patient. Le chirurgien-dentiste s’engage à soutenir le patient pour choisir librement son praticien.

Le site internet peut aussi héberger des informations liées à ses pratiques, à son service ou à ses compétences. En France, le chirurgien-dentiste peut en faire usage pour renseigner sur ses conditions d’exercice. Comme sa plaque de laiton professionnelle, son site web devra être honnête. Sa communication ne doit pas impliquer de témoignages. Le chirurgien-dentiste évitera les comparaisons de services avec des confrères ou des établissements proposant le même type de services.

L’incitation à des interventions ou des soins inutiles est également prohibée. Ses contenus seront réglementés pour ne pas porter atteinte à la profession. Leur rédaction retiendra uniquement des informations vérifiées pour ne pas induire son public en erreur.

En plus de son public, le chirurgien-dentiste a la possibilité de s’adresser à des professionnels de santé. Les nouvelles scientifiques, les contenus éducatifs ou à visée sanitaire pourront compléter les sujets relatifs à son domaine d’expertise. Le praticien s’engage à être prudent dans la formulation des informations. Les hypothèses non confirmées ne devront pas être considérées comme des affirmations.

Conclusion

Le dentiste et le chirurgien-dentiste, comme de nombreux libéraux, choisiront prudemment leurs outils de communication. La plaque professionnelle reste son premier support de référence. Les dernières mises à jour de l’article R. 4127-218 ont étendu les possibilités de mentions. Le principe de la libre communication lui permet également de partager à travers un site web. La diversité des solutions s’adapte aux réalités du métier. En toute circonstance, le chirurgien-dentiste veillera à respecter ses engagements et sa déontologie.

 

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