2007-Aug-17 - ostéoporose
L’ostéoporose
Jugée banale, une fracture à 50 ans, ou plus peut être le signe d’une déminéralisation des os. Tous les ans, près de 40 000 françaises sont victimes d’une fracture du poignet. Mais souvent, ces femmes ne bénéficient pas d’une prise en charge médicale comme elles le devraient.
En général, le coupable tout désigné d’une fracture, c’est la chute due à la malchance, exemple : une femme de 53 ans se casse bêtement le poignet, elle va aux services des urgences, et une fois l’os réparé, cela en reste là. Mais, neuf fois sur dix, cette fracture est le premier signal d’alarme d’une fragilité osseuse !
Lors d’une chute de sa hauteur, normalement, on ne se casse pas le poignet. Le même scénario peut se répéter avec une autre fracture. Au total, seulement trois femmes sur dix victimes d’une fracture du poignet sont alors orientées vers un dépistage de l’ostéoporose. Les autres continuent d’ignorer leur maladie.
Or, cette fracture constitue une opportunité de diagnostiquer précocement cette « fonte » progressive des os, qui touche près de deux femmes sur dix à 50 ans, et quatre sur dix à 65 ans. Il existe des traitements efficaces pour prévenir la fonte des os, mais aussi renforcer leur minéralisation, comme les médicaments bisphosphonates, par exemple.
Et il est prouvé qu’avec ces traitements, le risque de fracture ultérieure, toujours plus grave, notamment quand elle touche la hanche, est nettement plus réduit.
Il est donc important, après une fracture aux alentours de 50 ans ou plus, de vérifier si celle-ci ne cache pas un début d’ostéoporose en effectuant une ostéodensitométrie, examen d’imagerie indolore qui mesure la densité osseuse. Pour cela, les femmes devraient consulter un spécialiste rhumatologue ou leur médecin.
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