Bayrou



2008-Mar-6 - François Bayrou remplacé par Josy Poueyto ?

Parmi les candidats aux municipales de Pau, le cas le plus discuté est celui de François Bayrou. Personne ne conteste ses qualités intellectuelles, mais comment penser un seul instant qu’il est prêt à consacrer du temps pour Pau. Son objectif est l’Elysée et ses pensées sont déjà largement tournées vers les présidentielles, comme le rappellent quotidiennement les médias nationaux. Il ne reste plus qu’un peu plus de 4 ans avant la prochaine échéance et Bayrou n’a de chances que s’il construit d’ici là un Modem efficace (ce qui est très loin d’être évident) et s’il assume fortement son mandat à la Chambre des députés. On se réjouirait sans réserve d’une telle ambition, s’il se concentrait sur ses responsabilités nationales en apportant son soutien à la ville comme député de Pau.

Tout serait plus clair et certainement plus efficace. Mais au lieu de cela, en cas de succès, c’est bien Josy Poueyto qui sera maire de Pau. Autant le savoir… et voter en connaissance de cause. Si ce scénario devait se produire, Josy Poueyto serait aussi en plein cumul puisqu’elle est déjà conseiller général. Nous aurions de plus le premier maire de l'histoire habitant dans un HLM  Lire l'article Josy Poueyto et les HLM

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2008-Mar-3 - Lettre à François Bayrou, successeur apocryphe d’André Labarrère

Expression très libre de Gracianne Hastoy, rédactrice en chef de Critica, et auteur d’un livre biographie avec André Labarrère en 2006.

 

Mon cher François,
Vous êtes de Pau, moi d’Oloron-Sainte-Marie. Ce qui nous autorise toutes les proximités et toutes les sympathies. Vous êtes candidat à la mairie paloise, pas moi, fort heureusement. Prendre la suite, sinon succéder dans un mois à André Labarrère ne va pas être une sinécure, tant Dédé, en 35 ans de mandat, a laissé une trace indélébile dans l’esprit de ses concitoyens. Il pouvait en être fier, de sa ville. Ce qu’il avait imaginé, à 43 ans, il l’a réalisé. Pau est l’une des villes du Sud-ouest les plus agréables qui soit.

 

Pour les quatre ans qui viennent, vos ambitions seront donc réservées à Pau. J’emploie à dessein le chiffre quatre, car il est évident que ce qui vous intéresse sur le fond n’est pas la bâtisse de la mairie face aux Pyrénées, mais bien le château de l’Elysée. Avec un rendez-vous national fixé en mai 2012, que vous ne sauriez manquer. Pau constituerait donc une solution d’attente, car espérer c’est ce que vous savez faire de mieux. Encore que vos espoirs soient en ce moment bien contrariés par les sondages (voir notre brève) qui indiquent que la socialiste Martine Lignières-Cassou semble se détacher et contrarier vos ambitions municipales. La politique est décidément un jeu bien ingrat.

 

Si j’éprouve le besoin de vous écrire aujourd’hui, c’est que vous ne faites que me “piponcher” (copyright de famille, merci de ne pas me le piquer, pour une fois). Je ne parle pas des thèmes de votre campagne, qui ne regardent que vous, mais bien d’un argument que vous avez employé à plusieurs reprises, en particulier dans L’Express ou Le Dauphiné, selon lequel André Labarrère, à qui vous voulez si fort ressembler, vous aurait adoubé comme son successeur. Je cite : “Avant sa mort, André Labarrère avait dit à son biographe que j’étais son seul héritier.”

 

Désolée, c’est faux. Il se trouve que LE biographe, que vous ne citez jamais, ce qui est un brin goujat, c’est moi. L’ensemble des entretiens a fait l’objet d’un livre, qui a connu son petit succès, intitulé “André Labarrère, le parfum des capucines”, édité en mars 2006 aux Editions Atlantica. Nulle part dans le bouquin il n’est fait la moindre référence à ce passage de témoin de la part de Dédé, qui au contraire voyait dans son collaborateur Cédric Michon un parfait successeur (il blaguait, bien sûr). Certes, il vous aimait bien, le Dédé. Il s’était même mis en tête que je réalise une biographie de vous, et vous a appelé dans cette intention le jour de ses 35 ans d’élection à la mairie de Pau, le 21 mars, un mois 1⁄2 avant sa mort. Je le sais, j’étais alors dans son bureau et il avait mis l’ampli. Il voyait en vous un mousquetaire flamboyant et décidé, et pensait que vous étiez parfait dans vos ambitions nationales, tant que vous lui laissiez son fief palois. Après moi, le déluge, c’était sa maxime pour rester incontournable, même après sa mort. Pervers ? Sans aucun doute.

 

Et ne me dites pas que j’attige. Que je raconte des fariboles pour vous desservir. Je ne suis pas une partisane politique, et ne roule pour aucun parti ; je suis un écrivain et une journaliste, ce qui suffit amplement à mon bonheur. Si vous ne me croyez pas, je tiens à votre disposition les bandes sonores de nos longues heures d’entretien avec André Labarrère, troublées de quelques bruits de fourchette et de considérations personnelles qui ne vous intéresseront pas (un document en or, auquel je tiens profondément d’ailleurs). Alors, dorénavant, merci de ne plus travestir les propos du vieux sage de Pau, et accessoirement les miens. Les Palois ont besoin d’un discours de vérité et depuis quelques jours, vous avez légèrement franchi la ligne jaune. Vous souhaitant néanmoins tout le succès que mérite votre grand talent, veuillez agréer, monsieur le candidat, bla bla…

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2008-Feb-12 - Le PS et la « folie des grandeurs » de Bayrou

« François Bayrou est magnanime avec l’argent public des Palois : tramway sur pneus, piscine Olympique, auditorium de 1200 places, ligne à grande vitesse. Ce ne sont pas des projets pour le prochain mandat mais des promesses qui ne l’engagent pas, juge Pierre Cheret, secrétaire départemental du PS. A vouloir tout promettre, pour meubler le vide de son programme, François Bayrou risque d’indisposer tout le monde. Chacun de ces projets, pris isolément, pourrait sembler intéressant, mais l’accumulation montre l’absence de réalisme financier et de vision d’ensemble utile a la vie quotidienne des habitants. Ceux ci devront être très vigilants avant d’engager Pau et son agglomération dans des travaux pharaoniques. »

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2008-Feb-12 - Le PCF rappelle Bayrou à ses promesses

Porte-parole du PCF et colistier de madame Lignieres-Cassou pour les municipales à Pau, Olivier Dartigones estime que le député Modem François Bayrou n’a « pas respecté la parole donnée » en votant le 4 février, à Versailles, en faveur de la ratification du traité européen. Le 12 février 2007, « le président du Modem prenait date, indique M. Dartigolles, en an­nonçant : je m’opposerai (NDLR : en cas d’élection) à ce qu’une rati­fication parlementaire élude la réponse extrêmement forte que les citoyens français ont énoncée en mai 2005 ». Et d’en conclure que « l’Europe méritait mieux que cette mascarade. »

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2008-Feb-12 - Habib douche Bayrou

Le député-maire de Mourenx a réagi au programme de Bay­rou pour Pau. Et notamment à propos de la piscine.

« Il évoque la réalisation d’une piscine olympique pour un montant de 15 millions d'eu­ros. Outre le fait que le coût d'une piscine olympique est largement plus élevé que cette somme, je souhaite rappe­ler à François Bayrou que sa majorité UMP-MoDem du conseil général s'est opposée de fait à la réalisation d'un stade nautique sur Mourenx. Ils ont versé une subvention ridicule. On me dira que le président du conseil général était alors Jean-Jacques Las­serre. Mais Jean-Jacques Lasserre a agi ainsi, souten, par sa majorité départementale UMP-MoDem.»

Et de conclure : «Avant-hier le trol­ley, hier le Pau-Bordeaux en 35 minutes, aujourd'hui une piscine olympique. Demain, François Bayrou proposera le déplacement de la Tour-Eiffel et du palais de l'Elysée à Pau. Au moins, lors de ses brefs passages en Béarn, ne se sentira-t-il pas dépaysé ! »

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