Arnaud Lagardère a du rendre des comptes à l’autorité des marchés financiers. Il paraîtrait, en effet, que le coprésident français d’EADS savait que les délais accordés au programme A380 ne seraient pas respectés. Il aurait ainsi dressé ses stock-options dès information de ce retard. Arnaud Lagardère réfute cependant toutes ces accusations. La publication du retard du programme A380 a engendré une forte chute des actions en bourse. Ce qui pourrait intéresser l’AMF serait la vente des actions dès mars 2006 (les actions étant alors cotées à 30 euros voire 35 euros). Les plus-values réalisées par les employés d’EADS se révèlent époustouflantes. D’après ses détracteurs, le coprésident français d’EADS aurait reçu des informations le 6 mars 2007 concernant le nombre d’avions livrés ainsi que le calendrier des retards. Dès le 7 mars des accords auraient été convenus afin de vendre des actions. Une enquête est sur le point d’être ouverte en Allemagne pour résoudre cette même affaire.
Arnaud Lagardère a donc été auditionné durant neuf heures mardi 29 mai 2007 afin d’éclairer l’autorité des marchés financiers sur ce délit d’initié.




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