La violence, on en parle beaucoup, parfois on la subit ou on la fait subir, certains passent à l’acte alors que d’autres ne font qu’y songer.
Près d’un garçon sur quatre et une fille sur huit déclarent avoir reçu des coups, l’école serait le premier lieu où s’exerce la violence. Mais la violence, nous la percevons aussi dans la rue, en voiture, dans les émissions de télé, dans les jeux vidéo, en famille quand le ton monte.
Ca peut être sous forme de mots : insultes, moqueries ou menaces ou de gestes tout simples.
Plus grave est la violence physique, quand on casse ou dégrade les biens publics ou privés,
le vol des objets, le racket, les bagarres, le harcèlement sexuel ou moral….et bien d’autres choses encore.
La violence, on la porte un peu tous en nous, et ce, dès le plus jeune âge car tout petits dans la cour de récréation de la maternelle, de très jeunes enfants sont très agressifs face aux autres : un coup de pelle sur la tête parce que tu n’as pas voulu me prêter ton râteau, ils s’expriment d’autant plus naturellement ainsi qu’ils ne connaissent pas encore les ressources du langage et qu’on ne leur a pas encore inculqué les règles de la vie en commun.
L’enfant n’apprend à maîtriser ses pulsions violentes que grâce à l’éducation des parents qui transmettent des valeurs comme le respect de l’autre, la tolérance.
L’école permet aussi d’apprendre l’art de « vivre ensemble ». Grâce à cet encadrement, nous comprenons qu’il nous faut contenir nos émotions négatives ou au moins maîtriser notre violence et éviter de passer à l’acte dès qu’un conflit se présente.
Dans tous les cas, le passage à l’acte de violence révèle une grande souffrance et de gros problèmes psychologiques, une tension intérieure.
Pour certains, la violence physique apparaît comme le seul recours pour se faire entendre à un moment où les mots n’ont plus de sens, elle peut être liée au sentiment de ne pas avoir été aimé ou d’avoir été rejeté pendant l’enfance : faute d’attache sentimentale forte, le jeune n’a pas d’ancrage, donc pas de limites à l’expression de ses pulsions.
Les psychologues insistent pour dire combien les personnes violentes ont souvent une faible estime d’elles-mêmes ou manquent de confiance en elles. Du coup, la moindre remarque où injustice les atteint et les déstabilise et elles réagissent par des insultes ou par des coups.
Elles expriment ainsi leur réponse à une situation qu’elles ne supportent pas.




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