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Un « s »oublié, un doublement de consonnes, certains vivent leurs fautes d’orthographe comme une infirmité, un handicap qui les empêche de s’épanouir…
Oublier un accord ou un accent de temps à autre, c’est excusable, par contre, multiplier les étourderies, écorcher systématiquement appel et écrire méditerranée avec un r et deux n, c’est impardonnable. L’orthographe reste pour beaucoup le bagage culturel minimal, la culture de ceux qui confondent parfois un peu trop maîtrise des lettres et intelligence.
Car pour la plupart la faute d’orthographe est assimilé à faute du sujet.
Ainsi beaucoup d’élèves voient leur scolarité perturbée ou même condamnée par des problèmes de dysorthographie. Parce que les enseignants ne savent pas toujours faire la différence entre des enfants en réel échec scolaire menacés d’analphabétisme et des élèves qui sont dans un apprentissage normal quand ce n’est pas brillant, mais à qui il manque quelque chose.
Si ce n’est pas une question d’intelligence, à quoi tient une mauvaise orthographe ? hormis les dégâts provoqués par les diverses méthodes d’apprentissage de la lecture, les problèmes d’orthographe sont très souvent de l’ordre du symptôme psychologique.
Si un enfant souffre d’une mauvaise orthographe et que des séances chez l’orthophoniste n’ont eu aucun résultat, il faut comprendre en quoi consiste l’angoisse qui l’habite, quel est le problème peut être familial qui le tourmente. Faire faire quarante dictées par soir à un enfant, lui répéter « lis, lis » ne résoudra absolument rien. Au contraire, cela risque d’aggraver la confusion et le sentiment de honte qu’il éprouve.
Certains enseignants, au lieu de se montrer compréhensifs, y vont à la hache, à la menace.
Les fautes d’orthographe apparaissent quelquefois insupportables aux adultes parce qu’elles réveillent en eux un souvenir douloureux : nous avons tous dû apprendre à écrire, et ce fut un apprentissage difficile car la culture commençait d’abord par la maîtrise de l’orthographe.